Valentino Rossi
Champion du monde :
125 cm³ : 1997
250 cm³ : 1999
500 cm³ / MotoGP : 2001,
2002, 2003, 2004, 2005, 2008, 2009

Valentino Rossi, né le 16 février 1979 à Urbino en Italie, est un pilote de vitesse moto.
Il est sacré neuf fois champion du monde en Grand Prix moto dont 7 en catégorie reine (500 cm³, puis MotoGP). Il est surnommé « The Doctor » et porte le numéro 46. Considéré comme l’un des meilleurs pilotes moto de tous les temps, et comptant de nombreux records au sein de la discipline, il contribue beaucoup à la popularité de ce sport.

Biographie :

Les débuts en 125 cm³ et 250 cm³.
Valentino Rossi suit son père Graziano Rossi, et commence à courir en compétition en 1996 pour Aprilia dans la catégorie 125 cm³, il obtient cette année-là sa première victoire au grand-prix de République tchèque à Brno. Il devient champion du monde de la catégorie l’année suivante.

Il rejoint ensuite la catégorie 250 cm³, encore avec Aprilia, où il termine deuxième du championnat du monde 1998, seulement trois points derrière Loris Capirossi, puis triomphe en 1999.
Naissance d’une Légende chez Honda de 2000 à 2003 :

En 2000, Valentino signe un contrat avec l’usine Honda et passe dans la catégorie reine des 500 cm³. Il termine le championnat du monde à la deuxième place derrière Kenny Roberts Jr. C’est pendant cette année que Valentino découvre son chef mécanicien actuel, le célèbre Jeremy Burgess (ancien chef mécanicien de Mick Doohan). Puis il gagne le championnat du monde 2001 avec une Honda NSR deux temps. En 2002 et 2003, il est encore titré dans la nouvelle classe MotoGP, tout juste créée, en chevauchant la Honda quatre temps RC211V, moto qui est encore considérée comme la « référence » en termes de machine dans la catégorie.

En 2004, il rejoint l’écurie Yamaha et conserve son titre après sa huitième victoire d’une saison marquée par sa rivalité de plus en plus intense avec Sete Gibernau. En 2005, il survole le championnat en remportant onze victoires.
Le public apprécie son palmarès à présent semblable à celui d’icônes telles que Mike Hailwood et Giacomo Agostini, ainsi que son apparent mépris du danger et les sketchs qu’il présente avec ses copains d’enfance de Tavullia, petit village situé près de Pesaro. Capirossi, Hayden, Rossi (2005)

Valentino Rossi est le pilote de course le plus doué de sa génération et un des plus doués de l’histoire de la moto de vitesse. Il semble apprécier plus que tout la bagarre en course, surtout contre son grand rival italien Max Biaggi ou contre Sete Gibernau, comme à Jerez au Grand Prix d’Espagne 2005 où il s’imposa au prix d’un dépassement musclé et audacieux.
Valentino Rossi, en plus d’être un pilote d’exception et un homme très estimé par le public, est si proche de son équipe technique qu’elle le suivra, fait extrêmement rare, lorsqu’il quitte Honda pour rejoindre Yamaha.

2006 à 2010: entre sursaut d’orgueuil et désillusions. Le championnat 2006 marque un tournant dans sa carrière. Valentino n’écrase plus la concurrence comme les saisons précédentes. Le champion italien subit deux casses moteur (fait rarissime en motocyclisme) et est mis en difficulté d’abord par Loris Capirossi, puis par l’Américain Nicky Hayden. Lors du dernier Grand Prix à Valence, Rossi chute au 5e tour et Nicky Hayden remporte le titre pour cinq points, clôturant ainsi un règne de cinq ans.

En 2007, l’ex-champion est dominé pendant toute la saison par Casey Stoner qui s’octroie dix Grands Prix sur dix-huit quand Valentino doit se contenter de seulement quatre victoires. Il termine la saison 2007 à 126 points du nouveau champion du monde et finis seulement troisième du championnat, un point derrière Dani Pedrosa. C’est son plus mauvais classement en championnat du monde depuis 1996. Pire, il est dominé par les deux plus grands espoirs de la catégorie.

En 2008, Jorge Lorenzo, issu de la catégorie 250 cm³ qu’il vient de remporter les deux années précédentes, remplace Colin Edwards comme coéquipier de Valentino Rossi. Ce dernier étant équipé pour la première fois de pneumatiques Bridgestone alors que Lorenzo roule en Michelin, les deux coéquipiers font « box à part » afin de prévenir tout risque d’espionnage industriel. Fin janvier Valentino déclare lors de la présentation de la moto engagée en 2008, qu’il souhaite vraiment finir sa carrière chez Yamaha. Le 31 août 2008, après deux succès consécutifs à Laguna Seca et Brno, Rossi remporte le Grand Prix de Saint-Marin et entre ainsi dans la légende en égalant le record de 68 victoires de Giacomo Agostini en catégorie reine. Le 14 septembre 2008, pour le premier Grand Prix MotoGP organisé sur le circuit mythique d’Indianapolis aux USA, il décroche sa 69e victoire et devient seul recordman des victoires en catégorie reine. Sa victoire à Motegi (la 5e consécutive cette saison) lui assure le titre à trois courses de la fin de saison.

En 2009, Rossi remporte son neuvième titre mondial à Sepang, pour l’avant-dernière manche de la saison, face à son jeune équipier espagnol, Jorge Lorenzo, annoncé comme un des principaux favoris pour 2010. En 2009, il a aussi remporté sa 100e victoire au circuitd’Assen en Hollande.

En 2010, alors que le championnat semble très disputé entre Jorge Lorenzo, Casey Stoner et Valentino, il arrive au Mugello, son circuit fétiche, en 2e place du championnat, derrière Lorenzo, malgré une épaule endolorie suite à une chute en motocross. Malheureusement, il est victime d’un terrible highside lors de la dernière séance d’essai. Relevé avec une fracture ouverte du tibia droit, il Dottore manquera 4 grands prix et reviendra pour le GP d’Allemagne le 18 juillet 2010 où il manque d’un rien le podium pour finir 4e. Dès le suivant, à Laguna Seca, il remonte sur le podium en finissant 3e, 50 jours seulement après son accident. A partir du grand prix d’Allemagne, il termina sa saison par 7 podiums sur 11 avec une victoire au grand prix de Malaisie. Il sera classé 3e du classement général au terme de la saison 2010.

En 2011: année noire chez Ducati.Battu par Jorge Lorenzo et à la recherche d’un nouveau challenge, Rossi annonce son départ de Yamaha pour rejoindre pour 2 ans l’écurie Ducati, avec pour nouveau coéquipier Nicky Hayden. Le rêve devient alors possible pour les Tiffosis de voir enfin un pilote italien triompher sur une machine italienne. La saison 2011 est pourtant un échec pour le Docteur, qui ne parvient jamais à trouver la mesure de sa nouvelle machine. Hormis un podium (3ème place) au Grand-Prix de France, Valentino Rossi ne parvient jamais à lutter pour la victoire, réalisant des qualifications très moyennes, et chutant à de nombreuses reprises. Rossi entre en conflit avec son écurie: il réclame plus d’adaptation sur sa nouvelle moto alors que l’écurie ne cesse de lui marteler que cette moto est excellente puisque Stoner remportait des courses dessus. Le Docteur ne se décourage pourtant pas et mise beaucoup sur la saison 2012 avec notamment le passage en 1 000 cm³.

Le 23 Octobre 2011, lors du Grand Prix de Malaisie, Valentino perd son ami Marco Simoncelli, pilote Honda du team Gresini Racing, qui se tue lors d’une grave chute provoquant un accident dans lequel il est entraîné, mais dont il sort physiquement indemne. Après un drapeau rouge, la course est définitivement annulée.
Bien que neuf fois champion du monde, il a toujours préféré porter le numéro 46, son numéro fétiche (le double de celui de son père, le 23). Le fameux numéro 1, destiné au champion du monde, apparaîtra cependant sur sa moto en 2002 sur le carénage de sa Honda (lorsqu’il l’avait superposé sur le numéro 46). Le numéro 1 trouve aussi sa place sur’épaule droite de sa combinaison.

Surnoms :

Durant sa carrière de pilote, il se sera affublé de plusieurs surnoms, dont « Rossifumi » en hommage au pilote japonais Norifumi Abe qu’il admire, puis « Valentinik », en référence au héros de bandes-dessinées Paperinik. Son surnom le plus connu restera « The Doctor ».

Palmarès :

– Nombre de victoires : 105 (66 en MotoGP / 13 en 500 cm³ / 14 en 250 cm³ / 12 en 125 cm³)
– Nombre de pole positions : 59 (45 en MotoGP / 4 en 500 cm³ / 5 en 250 cm³ / 5 en 125 cm³)
– Nombre de podiums : 174 (115 en MotoGP / 23 en 500 cm³ / 21 en 250 cm³ / 15 en 125 cm³)
– Nombre de points gagnés en championnat du monde : 4 398
– Endurance : victoire aux 8 Heures de Suzuka en 2001 avec Colin Edwards (pilote remplaçant : Shinichi Itoh)