Gérard Holtz est un journaliste, commentateur sportif, animateur de télévision.
Connu pour avoir assuré la présentation de Stade 2 sur France 2 de 1985 à 1992 puis de 2005 à 2008, ainsi que Tout le Sport sur France 3 de 1994 à 1997.

Lors de la coupe Davis FRANCE – PARAGUAY juillet 1983. J’ai rencontré pour la première fois Gérard HOLTZ, et pourtant j’avais l’impression de le connaître depuis longtemps. Cela est dû à une particularité que l’on éprouve seulement envers les personnes célèbres, et surtout avec certains journalistes et animateurs télé. A force de les voir presque tous les jours dans le petit écran, inconsciemment on finit par croire qu’on les voit dans la vie de tous les jours.
De plus, Gérard HOLTZ est tellement à l’aise avec les gens, que l’on se sent très vite bien en sa compagnie. Si notre rencontre de la fin de matinée fut brève à cause de son emploi du temps, dans l’après-midi, comme il me l’avait promis, il était revenu pour s’installer à mes côtés pendant de longues heures, qui à mes yeux passèrent très vite. Nous avons surtout parlé de sa récente carrière de journaliste sportif. Car après avoir présenté pendant un certain temps le JT (Journal Télévisé) de 13:00 et celui de 20:00, Jean-Pierre ELKABBACH en devenant responsable de l’information sur Antenne 2 l’avait plus ou moins écarté de sa passion, Robert CHAPATTE lui, savait qu’il avait des qualités et un potentiel énorme que l’on ne pouvait pas gâcher dans un pseudo placard. En effet Gérard HOLTZ est un surdoué qui apprend très vite et s’adapte à toutes les situations d’actualités journalistiques. D’ailleurs il me l’a prouvé deux mois après notre rencontre. Pendant que nous discutions, je lui fis part de ma plus grande passion, la Formule1. Il m’avoua qu’il ne connaissait rien à cette discipline. Je m’étais mis alors à lui raconter quelques anecdotes sur les pilotes tout en lui vantant les mérites de ce sport. En fait je voulais surtout essayer de le convaincre d’être l’animateur de la F1 sur Antenne 2, mais il m’a semblé peu enthousiaste à cette idée. J’ai quand même insisté en lui disant qu’il était le seul à pouvoir rivaliser avec Bernard GIROUX l’animateur attitré de la F1 sur la chaîne concurrente TF1. À cette époque Bernard GIROUX était le play-boy de la télévision au point qu’un jour il fit de l’ombre à Léon ZITRONE un monstre sacré de la TÉLÉ.D’ailleurs lors d’une étape du tour de France cycliste, Bernard GIROUX et Léon ZITRONE se trouvaient debout dans le même véhicule décapotable, les spectateurs et surtout les spectatrices scandaient le nom de Bernard GIROUX, ce qui vexa terriblement Léon ZITRONE qui se tourna vers son confrère pour lui dire : « Dis donc ! Tu as de la famille dans le coin ? ».
Il se trouve qu’à la même période Gérard HOLTZ bénéficiait lui aussi d’une très grande popularité féminine, similaire à celle de Bernard GIROUX. La preuve en est, on lui avait même donné le surnom de Gatsby le Magnifique en faisant référence à Robert REDFORD, qui joua ce rôle en 1974, dans le film portant le même nom, film réalisé par Jack CLAYTON et tiré d’un roman de F.SCOTT FITZGERALD. Moi tout ce que je voyais dans ce duel, c’est que deux ténors de la télé s’affrontaient pour le plus grand bien de la Formule1.
Pour mon plus grand bonheur, au mois de septembre, qu’est-ce que je vois et j’entends Gérard « Rolls » s’occupant de la rubrique sport mécanique et en particulier de la F1 dans l’émission STADE-2. J’étais fasciné et admiratif de le voir commenter avec autant de connaissances, il me donnait l’impression d’avoir fait ça depuis toujours. Par exemple il disait : « Souvenez-vous de tel pilote, où souvenez-vous de telles courses », il adoptait même des citations littéraires : pour Ferrari il disait le rouge est mis, pour McLaren il disait le rouge et le blanc en faisant allusion à STENDHAL pour son roman le Rouge et le Noir. Moi rien que de le voir jongler ainsi, j’étais aux anges, ravi et fier, j’avais l’impression d’être à l’origine de sa nouvelle vocation. Mais hélas ! A mon grand regret, j’étais le seul à le croire !…