Hélène Vighetti :
Antibes, Hélène Vighetti, de la patinoire au cabinet de réflexologie
Dans son cabinet, Hélène essaie de soulager ses patients en pratiquant la réflexologie. Une méthode qui la passionne depuis qu’elle lui a permis d’oublier ses douleurs de patineuse de haut niveau.
Gracieuse et élancée, Hélène Vighetti fut vice-championne de France dans sa jeunesse.

Les séances d’entraînement qui n’en finissent plus, les mêmes figures que l’on répète des milliers de fois ; les premiers pas en compétition et rapidement, les premières photos de joie sur un podium. Dès l’âge de 8 ans, c’était l’univers d’Hélène Vighetti. Le patinage ? Sa passion, son obsession. Originaire de Marseille, elle débute à la patinoire du Rouet, au coeur d’une ville qui ne vit que pour son « OM » chéri. Qu’importe la petite fille a de l’ambition. Ses progrès la portent même jusqu’à un titre de vice-championne de France. Malheureusement, son ascension va rapidement être stoppée par les blessures.

À peine majeure, elle monte son propre club :

À 16 ans, Hélène a le genou en très mauvais état. « Je n’avais plus de ménisque. On m’a opérée deux fois. Mais à l’époque, les techniques étaient moins avancées. Je ne pouvais plus réceptionner sur ma jambe droite. Fin de carrière. » Contrainte de ranger définitivement les patins au placard, l’adolescente doit penser à sa reconversion. Pleine d’initiatives, volontaire et dynamique, elle prend la direction des Deux-Alpes. « Monsieur Martin, le propriétaire de la station, m’a fait confiance. Il m’a offert la possibilité de créer une école de glace. » Hélène Vighetti a alors 18 ans. Le club commence à se structurer, et les résultats suivent. Stages d’été, formation des enfants : la jeune femme s’occupe de tout. Son plus grand bonheur ? Organiser le gala annuel, où de nombreuses étoiles de la discipline se produisent. « On préparait tout six à huit mois à l’avance. De grands champions venaient chez nous. Surya Bonaly, les Duchesnay, et même le couple Bestemianova-Bukine qui étaient plusieurs fois champions du monde de danse sur glace. C’était vraiment fabuleux… »

Son combat pour exister :

Trop idyllique, le tableau va à nouveau s’assombrir. En 89, Hélène tombe pendant un cours. Deux fractures lombaires. Nouveaux passages par le bloc opératoire, trois vertèbres bloquées définitivement. Tout s’écroule, le métier de prof de patin devient incompatible avec son état de santé. « Pendant quatre ans, j’étais en rééducation à Aubagne avec médicaments, morphine… J’ai failli rester paralysée. » Selon Hélène, le chemin de la guérison s’ouvre grâce à la médecine alternative. La réflexologie l’aide à oublier ses douleurs. Et à son arrivée sur la Côte d’Azur, au début des années 90, elle s’intéresse de plus en plus à cette pratique. « Depuis, je ne pense plus qu’à ça. J’ai essayé d’apprendre en participant à des formations. À l’étranger, c’est beaucoup plus développé qu’ici, où on nous regarde toujours un peu de travers ! » De son parcours sur la glace, cette Antiboise d’adoption a conservé une mentalité de sportive de haut niveau. « On a souvent essayé de me décourager, et peu de gens font en sorte de faire avancer les choses. Je ne veux pas lâcher le morceau. »