Ma rencontre avec Niki LAUDA, m’avait fait prendre conscience de la gravité de son accident survenu le 1er Aout 1976 au Grand Prix d’Allemagne sur le circuit du Nurburgring. Il se trouve que lors de se Grand Prix disputé sous la pluie, il rentra aux stands dés le 1er tour pour chausser des pneus slicks au lieu de conserver ses pneus pluies. Au 2eme tour sa voiture fit une embardée, percuta le rail de sécurité et pris feu. Lors du choc son casque fut arraché, les autres pilotes ne le voyant pas l’ont percuté à haute vitesse. Les conséquences de cette catastrophe font qu’il avait été brulé au 3eme degré sur près de 80% de la peau de son visage et de son crâne, de plus il avait souffert de graves difficultés respiratoires, au point qu’ont fit venir un prêtre, pour lui prononcer les derniers sacrements. Six semaines plus tard le miraculé Niki LAUDA retrouve la compétition dans le fief de FERRARI à Monza (Grand Prix D’Italie) ou il termine 4eme de la course. J’ose à peine imaginer la douleur insupportable sous le casque, avec la transpiration coulant sur une peau sans épiderme.
C’est seulement en le voyant que j’ai put véritablement mesurer les conséquences et la gravité de cet accident. Bien entendu cela ne peut être que le résultat d’un courage et d’une détermination absolue. Mais seuls les grands champions, peuvent se surpasser et transformer leur douleur en triomphe.
Lorsqu’il avait quitté la course suite à son accident il disposait de 31 points d’avance sur Jody SCHECKTER et de 35 points d’avance sur James Hunt. Malgré cette avance, lors du dernier Grand prix de la saison il n’avait plus que 3 points d’avance sur James Hunt. Par conséquent le Grand Prix du Japon se révéla décisif pour l’obtention du titre entre les deux hommes. Il se trouve que ce jour-là, il pleuvait à gros bouillons sur le circuit de FUJI. Comme il avait déjà été échaudé le 1er août au Nurburgring, Niki Lauda préféra s’arrêter dès le 1er tour jugeant que la piste était impraticable. Laissant ainsi échapper la victoire et le titre de champion du monde 1976 à son rival principal James HUNT. Son équipe avait très mal vécu son abandon et surtout la perte de ce trophée, allant jusqu’à l’accuser d’avoir fait preuve d’un manque de témérité. Il est vrai que seuls ceux qui n’ont jamais souffert, donnent des leçons de courage à ceux qui ont payé un lourd tribut à la souffrance. Il est bien connu aussi, que la seule souffrance que l’on ne ressent pas c’est celle des autres. Partant de ce principe, on peut alors tout s’autoriser, même les pires calomnies.
La saison suivante Niki Lauda fut relégué au deuxième rang par la Scuderia Ferrari, l’obligeant à laisser sa place de 1er pilote à Carlos Reutemann. Malgré cette sanction dégradante, il fit taire ses détracteurs en devenant champion du monde pour la deuxième fois pour Ferrari. Mais après avoir gagné le titre de champion du monde 1977. Il quitta l’écurie Ferrari en claquant la porte avant même que le championnat arrive à son terme, en s’offrant le luxe de ne pas courir les deux derniers Grand Prix du Canada et du Japon. C’était probablement sa façon à lui de remercier Ferrari, parce qu’ils avaient essayé eux même de le remercier. Après un passage de deux ans dans l’écurie Brabham Alfa Roméo dirigée par le Sphinx de la Formule 1 Sa Majesté Bernie ECCLESTONE, il prit deux années sabbatiques en fondant une compagnie aérienne. Mais atteint par le virus de la F1, il revint à la compétition en rejoignant l’écurie Mc Laren-TAG. Certaines mauvaises langues on prétendu qu’il était revenu à la F1, uniquement pour des raisons financières car sa compagnie battait de l’aile.
Mais sa détermination et sa passion l’ont aidé à devenir champion du monde en 1984, en remportant le titre avec un demi-point devant Alain PROST.